-Enième nuit blanche, passée a composer. La musique m'empêche d'y penser, mais dès que j'arrête, "la pensée de mes désirs" m'assaille de questions. De ces questions, les doutes. Des doutes ce mal. De ce mal....
J'ai les mots dans la tete, mais pas le courage de les écrire.
Un mal de crâne qui ne s'arrete pas...
-8h50-
Toujours autant mal au but. Les Dafalgan ne font pas effet.
Je sature. Y'a trop de choses qui se bousculent dans ma tête.
Comment arriver à écrire ce mal qui me ronge, tel de l'acide sulfurique? Moi qui ai toujours détesté les gens qui pleurent leur vie en l'écrivant pour se faire plaindre?
Je ne veux pas de commentaires.
J'en ai rien a foutre de vos avis. Torchez-vous avec, si ca vous dit!
J'écris pour quelqu'un a qui j'ai pas eu le temps de dire adieu.
Oui, elle est morte, dans un sens. Moi, je le serais bientôt. Car j'ai vécu (en partie, tant pis) ce que j'avais a faire dans ma vie.
Et contrairement a beaucoup de gens qui n'ont pas de vie, et qui se permettent de se plaindre, mon but, même atteint partiellement, est et restera a jamais entre nous.... (tu sais de quoi je parle)
J'écoute en boucle ces chansons qui ont marqué mon enfance, comme pour me raccrocher a quelque chose.
Mais comme tu me l'as dit, "il est des chansons qui ont besoin d'avoir été vécues pour être comprises..."
-10h05-
Je n'ai plus de force, plus d'envies... La musique même me fuits....
Mon Amour, pardon, mais c'est la mort qui me suits...
Cette même mort que j'avais affronté il ya dix ans....
Cette même mort que j'ai affronté pour toi pendant six ans....
Aujourd'hui, je suis las de la combattre. Elle m'obsède, m'attire.
Je n'ai plus la force de lui résister, de l'affronter.
Il y a dix ans, quand j'ai croisé son regard, Ele m'avait dit d'être patient, d'attendre. Elle m'avait dit que je rencontrerais le bonheur. Je ne savais pas a ce moment là que j'allais te rencontrer, et t'aimer...
Tu m'avais donné la force, un but de la combattre, en me donnant ton amour.
Maintenant que tu es partie pour le donner a un autre, c'est cette force qui me fuits.
K. a gagné sur toute la ligne: elle m'a tué. (Ce n'est plus qu'une question de jours...)
En faisant ca, elle a détruit ce qui faisait "nous".
Nous... un terme que je ne peux me résouldre a me séparer.
Combien de temps résisterais-je?
J'en ai marre. J'ai les joues brûlées par les larmes.